Genève compte des dizaines d’agences immobilières, et toutes promettent la même chose : le meilleur prix, le meilleur réseau, le meilleur service. Les promesses ne se comparent pas ; les preuves, si. Voici les cinq critères qui se vérifient — et les questions qui départagent une agence qui vend d’une agence qui promet.
1. Elle connaît votre commune — vraiment
Un prix genevois est local à l’extrême : la même surface ne vaut pas la même chose à Cologny, à Champel ou à Thônex, ni même d’une rue à l’autre. Une agence qui travaille tout le canton — ou toute la Suisse romande — connaît des moyennes ; celle qu’il vous faut connaît les transactions de votre quartier et les acquéreurs qui y cherchent.
Le test est simple : demandez-lui ce qui s’est vendu récemment près de chez vous. Nous publions cette connaissance, commune par commune — de Cologny à l’ensemble de la Rive Gauche — plutôt que de l’affirmer.
2. Ses ventes se vérifient — au registre foncier
Toute acquisition immobilière fait l’objet d’une publication officielle : les ventes d’une agence ne sont pas une affaire de confiance, elles se contrôlent. Méfiez-vous des références invérifiables et des « plus de X biens vendus » sans nom ni adresse.
Nos ventes sont publiées, enregistrées au registre foncier, et la carte des transactions montre le marché réel dans lequel elles s’inscrivent — y compris les ventes des autres.
3. Son estimation s’appuie sur des transactions, pas sur votre sourire
Le piège classique du choix d’agence : confier le mandat à celle qui annonce le prix le plus haut. Une estimation flatteuse coûte cher — le bien s’use en annonce, puis se négocie à la baisse en position de faiblesse. La bonne question n’est pas « combien vaut mon bien ? » mais « sur quelles ventes comparables fondez-vous ce chiffre ? ».
Notre méthode d’estimation répond par des transactions enregistrées, avec les comparables qui justifient la fourchette. Et si votre bien est déjà en vente ailleurs sans résultat, l’audit d’annonce confronte son positionnement au marché réel.
4. Son réseau d’acquéreurs existe — et l’off-market le prouve
N’importe qui peut publier une annonce sur un portail. La valeur d’une agence se mesure à ce qu’elle fait sans publier : les ventes off-market n’existent que si le réseau d’acquéreurs est réel. Demandez combien de dossiers acquéreurs actifs elle suit, et comment elle les qualifie.
Notre off-market fonctionne dans les deux sens : des vendeurs qui ne veulent pas s’afficher, des acquéreurs qualifiés qui voient les biens avant leur publication.
5. Son mandat est clair — et tout s’y écrit
Le mandat de courtage est le contrat qui vous lie : sa lecture dit beaucoup de l’agence. Vous devez y trouver la durée et les conditions de sortie, le plan de commercialisation — pas une intention, un plan —, ce qui est inclus (photos, visites, dossiers), et la commission. Sur ce dernier point, notre position est constante : la commission se discute selon le bien, le mandat et l’accompagnement attendu, elle n’est due qu’au succès de la vente, et elle figure par écrit. Une agence qui élude l’une de ces questions en éludera d’autres.
Ce que le Code des obligations dit du mandat de courtage
Le mandat que vous signez n’est pas un document maison : c’est un contrat nommé, réglé aux articles 412 et suivants du Code des obligations. En connaître quatre règles change la lecture d’un mandat en dix minutes.
Ce qui déclenche la rémunération. Le courtier a droit à son salaire « dès que l’indication qu’il a donnée ou la négociation qu’il a conduite aboutit à la conclusion du contrat ». C’est un lien de causalité, pas une question de paperasse : le courtier qui vous a présenté l’acquéreur y a droit, même si la signature intervient plus tard et ailleurs. D’où l’importance de savoir qui a présenté qui — et de le noter.
La condition suspensive protège le vendeur. Lorsque le contrat a été conclu sous condition suspensive, le salaire n’est dû qu’après l’accomplissement de la condition. Un financement refusé, une autorisation non délivrée : la vente tombe, et la rémunération avec elle. Vérifiez que votre mandat n’écarte pas cette règle.
Les frais sont un poste distinct. S’il a été convenu que les dépenses du courtier lui seraient remboursées, « elles lui sont dues lors même que l’affaire n’a pas abouti ». C’est la clause à lire deux fois : une rémunération liée au succès peut coexister avec des frais dus en cas d’échec. Chez nous, la réponse est simple — nous ne facturons pas de frais à un vendeur dont le bien ne s’est pas vendu.
Deux garde-fous. Le courtier perd son droit au salaire et au remboursement de ses dépenses s’il agit dans l’intérêt du tiers contractant au mépris de ses obligations, ou s’il se fait promettre par lui une rémunération dans des circonstances contraires à la bonne foi. Et pour une vente d’immeuble, un salaire excessif peut être équitablement réduit par le juge, à la requête du débiteur.
Une dernière règle mérite d’être connue avant de signer quoi que ce soit : à défaut de montant convenu et de tarif, « le salaire usuel est réputé convenu ». Autrement dit, ne rien écrire n’est pas gratuit. Un mandat clair sert d’abord celui qui vend.
Les six questions à poser avant de signer
- Qu’est-ce qui s’est vendu dans ma commune ces douze derniers mois — et à quels prix ?
- Sur quels comparables fondez-vous votre estimation ?
- Combien d’acquéreurs actifs cherchent actuellement un bien comme le mien ?
- Quel est votre plan de commercialisation, par écrit ?
- Que contient exactement le mandat — durée, sortie, commission ?
- Qui suivra mon dossier, du premier échange à la signature notariale ?
Une bonne agence répond aux six sans hésiter. La sixième compte plus qu’il n’y paraît : un interlocuteur unique qui connaît votre rue vaut mieux qu’un plateau qui se relaie.
Une agence immobilière pour chaque commune de la Rive Gauche
Le premier critère — la connaissance de votre commune — mérite d’être prouvé plutôt qu’affirmé. Voici nos fiches locales : prix observés, transactions enregistrées et lecture du marché, commune par commune. Cherchez la vôtre :
- Agence immobilière Anières
- Agence immobilière Carouge
- Agence immobilière Chêne-Bougeries
- Agence immobilière Choulex
- Agence immobilière Collonge-Bellerive
- Agence immobilière Cologny
- Agence immobilière Conches
- Agence immobilière Corsier
- Agence immobilière Genève
- Agence immobilière Champel-Florissant
- Agence immobilière Eaux-Vives
- Agence immobilière Gy
- Agence immobilière Hermance
- Agence immobilière Jussy
- Agence immobilière Meinier
- Agence immobilière Plan-les-Ouates
- Agence immobilière Presinge
- Agence immobilière Puplinge
- Agence immobilière Thônex
- Agence immobilière Troinex
- Agence immobilière Vandœuvres
- Agence immobilière Vésenaz
- Agence immobilière Veyrier
L’ensemble se parcourt depuis le marché de la Rive Gauche, avec les chiffres en direct.
Par où commencer, selon votre projet
- Vous vendez — commencez par ce que vaut votre bien : estimation confidentielle sur transactions réelles, en trois minutes ;
- vous cherchez à acheter — une partie de nos ventes ne paraît nulle part : accédez à l’off-market et soyez informé avant la publication ;
- le neuf vous attire — nos projets en commercialisation sur la Rive Gauche, de la PPE à la villa.
Et Rousseau 5, dans tout ça ?
Nous jouons notre propre grille, et nous l’affichons : une agence indépendante fondée en 2012, membre de l’ACIGE, concentrée sur le résidentiel de la Rive Gauche — trois métiers, un seul territoire. Nos réponses aux six questions tiennent en une visite : posez-les-nous. Et si vous vendez, commencez par la méthode et l’estimation — les termes techniques sont au glossaire.