Acheteur

Casatax 2026 à Genève : plafond, réduction et conditions

6 min de lecture

Jusqu’à 20’924 francs de droits d’enregistrement en moins et la cédule à moitié prix, sous un plafond de 1’394’928 francs : le dispositif 2026, chiffré.

Acheter sa résidence principale à Genève coûte environ 4 % de frais d’acquisition en plus du prix. La Casatax est le dispositif cantonal qui en efface une partie : en 2026, jusqu’à 20’924 francs de droits d’enregistrement en moins, et la cédule hypothécaire à moitié prix — à condition de rester sous le plafond, et d’habiter le logement.

Les chiffres 2026, en vigueur depuis le 1er mars

Selon la communication du Conseil d’État genevois du 4 février 2026 :

  • réduction des droits d’enregistrement : jusqu’à CHF 20’924 (20’616 en 2025) ;
  • frais liés à la cédule hypothécaire : réduits de 50 % ;
  • plafond du prix d’achat éligible : CHF 1’394’928 (1’374’396 en 2025).

Un franc au-dessus du plafond, et l’avantage disparaît entièrement — il n’y a pas de réduction partielle.

L’évolution du plafond, année par année

Année Plafond du prix d’achat Réduction maximale
2022 CHF 1’258’454 CHF 18’877
2023 CHF 1’335’749 CHF 20’036
2024 CHF 1’359’903 CHF 20’399
2025 CHF 1’374’396 CHF 20’616
2026 CHF 1’394’928 CHF 20’924

Les montants sont indexés chaque année sur l’indice genevois des prix de la construction — le dispositif suit le marché.

Les conditions, sans lesquelles tout se rembourse

  • Vous êtes une personne physique — pas une société ;
  • le bien devient votre résidence principale, dans le canton de Genève ;
  • le prix d’achat ne dépasse pas le plafond de l’année ;
  • vous occupez le logement dans les 2 ans suivant l’achat, et pendant 3 ans au moins.

Revente rapide, mise en location, transformation en résidence secondaire : l’administration peut exiger le remboursement de l’avantage. La Casatax se mérite dans la durée.

Ce que cela change, en francs

Les droits de mutation genevois représentent environ 3 % du prix. Sur un bien à 1’300’000 francs, ils s’élèvent à quelque 39’000 francs : avec la réduction maximale, il n’en reste qu’environ 18’000 — plus la moitié des frais de cédule économisée. Pour un primo-acquéreur qui compte ses fonds propres, c’est souvent la différence qui boucle le plan de financement, car ces frais ne sont pas finançables par l’hypothèque.

Ce que la Casatax ne change pas

Le dispositif agit sur les frais d’acquisition — rien d’autre. Il ne modifie ni le prix du bien, ni le taux hypothécaire, ni les exigences de la banque : les 20 % de fonds propres, dont la moitié hors deuxième pilier, et le test de charge restent entiers. La Casatax se cumule en revanche avec vos autres leviers de financement — épargne, troisième pilier, retrait ou nantissement LPP — et c’est précisément son intérêt : elle allège la partie des coûts qui ne peut pas être empruntée.

Pourquoi le dispositif existe

Genève cumule des prix parmi les plus élevés de Suisse et des frais d’acquisition d’environ 4 % qui sortent des fonds propres. Pour beaucoup de ménages, l’obstacle n’est pas la charge mensuelle mais le capital de départ. La Casatax vise exactement ce verrou : réduire le ticket d’entrée de ceux qui achètent pour habiter — et seulement eux. Les sociétés et les investisseurs locatifs en sont exclus par construction.

Comment l’obtenir : par le notaire, avant de signer

La Casatax ne s’applique pas automatiquement : elle se demande dans l’acte notarié. Le notaire vérifie les conditions et applique la réduction au moment de l’inscription au registre foncier. D’où la règle : parlez-en dès la préparation du financement, pas le jour de la signature.

L’engagement court plus longtemps qu’on ne croit

Mettez les délais bout à bout : vous avez jusqu’à deux ans pour emménager, puis trois ans d’occupation au moins. Un acheteur qui prend son temps s’engage donc, en pratique, sur une durée qui peut atteindre cinq ans après la signature. Ce n’est pas un détail pour quelqu’un dont le poste, la famille ou le pays peuvent bouger.

Et deux règles frappent la même sortie. Revendre avant trois ans d’occupation expose à la reprise de la Casatax ; revendre avant deux ans de détention place le gain au taux d’IBGI le plus lourd, 50 %. Elles ne se compensent pas, elles s’ajoutent. Si votre horizon est court, la Casatax n’est pas un avantage à saisir : c’est une contrainte à peser.

Le formulaire qu’on oublie, et qui reprend tout

Demander la Casatax chez le notaire ne suffit pas à la garder. Le canton la consent sur une intention — celle d’habiter — et vérifie ensuite qu’elle s’est réalisée. C’est l’objet de la déclaration d’affectation effective, prévue à l’article 8A de la loi sur les droits d’enregistrement.

Ce qu’elle exige, précisément :

  • un formulaire par acquéreur — un couple qui achète à deux en dépose deux, pas un ;
  • déposé à l’administration fiscale cantonale, service des impôts spéciaux, dans les deux ans qui suivent la signature de l’acte ;
  • accompagné d’une attestation de domicile de l’office cantonal de la population, datée au plus tôt de la prise de possession ;
  • et d’une preuve du déménagement : facture de l’entreprise, ordre de réexpédition du courrier, ou équivalent.

Sans ces pièces, la déclaration n’est pas traitée — et une déclaration non traitée conduit à un bordereau rectificatif : l’avantage est repris. Vingt mille francs perdus pour une attestation qu’on n’a pas demandée, deux ans après un déménagement dont on ne pense plus à conserver la facture.

La parade tient en un geste, le jour de l’emménagement : rangez dans le même dossier l’attestation de domicile et la facture du déménageur, et posez un rappel à dix-huit mois. Le délai de deux ans paraît confortable ; il se traverse sans y penser.

Le conseil qui vaut le dispositif

Si votre budget flirte avec le plafond, la négociation change de nature : passer de 1’400’000 à 1’394’000 francs ne fait pas gagner 6’000 francs — cela en fait gagner près de 27’000, réduction et demi-cédule comprises. C’est un argument de négociation objectif, que le vendeur peut entendre. Cherchez dans nos biens à vendre et en off-market ce qui se situe sous le seuil, testez votre plan au simulateur hypothécaire, et parlez-nous de votre projet — les termes techniques sont au glossaire. Et pour situer la Casatax dans votre budget global — côté vendeur comme côté acquéreur qui revendra un jour —, le simulateur de net vendeur chiffre l’ensemble, impôt sur le gain compris.

Questions fréquentes

Quel est le plafond Casatax en 2026 ?

CHF 1’394’928 depuis le 1er mars 2026 (contre 1’374’396 en 2025). Au-delà de ce prix d’achat, aucune réduction n’est accordée, même partiellement — un franc au-dessus du plafond fait tout perdre.

Quel est le montant de la réduction Casatax en 2026 ?

Jusqu’à CHF 20’924 de réduction sur les droits d’enregistrement, et 50 % de réduction sur les frais liés à la cédule hypothécaire. Les montants sont indexés chaque année sur l’indice genevois des prix de la construction.

La Casatax s’applique-t-elle automatiquement ?

Non. Elle se demande dans le cadre de l’acte notarié : le notaire vérifie les conditions et applique la réduction lors de l’inscription au registre foncier. Il faut donc l’anticiper dès la préparation du financement, pas le jour de la signature.

Faut-il faire une démarche après l’achat pour garder la Casatax ?

Oui, et c’est là que le bénéfice se perd le plus souvent. Il faut déposer la déclaration d’affectation effective (art. 8A LDE) à l’administration fiscale cantonale dans les DEUX ANS suivant la signature de l’acte : un formulaire par acquéreur, accompagné d’une attestation de domicile de l’office cantonal de la population et d’une preuve de déménagement. Sans ces pièces, la déclaration n’est pas traitée et un bordereau rectificatif reprend l’avantage.

Peut-on perdre le bénéfice de la Casatax après l’achat ?

Oui. Il faut occuper le logement comme résidence principale dans les 2 ans suivant l’achat et pendant 3 ans au minimum. Revente rapide, mise en location ou transformation en résidence secondaire peuvent entraîner le remboursement de l’avantage.

La Casatax vaut-elle pour les biens neufs et les investisseurs ?

Elle s’applique aux biens neufs comme aux biens anciens, mais uniquement pour les personnes physiques qui achètent leur résidence principale à Genève. Les sociétés et les achats destinés à la location en sont exclus.

Sources

← Tous les articles Plus d’articles « Acheteur » →

Rousseau 5 — Agence immobilière Rive Gauche Genève

Rousseau 5 est l'agence immobilière haut de gamme spécialisée dans le résidentiel sur la Rive Gauche genevoise depuis 2012. Villas, appartements, attiques et opportunités off-market — chaque mandat est suivi par un broker dédié, avec une connaissance précise des communes de Cologny, Champel, Chêne-Bougeries, Collonge-Bellerive, Vandœuvres et l'ensemble du périmètre lac.

Contacter par WhatsApp